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Catégorie : Psychologie

Les familles d’âmes

Les familles d’âmes

Bâtisseurs, Artisans de la Paix, Visionnaires, Passeurs, Sages est-ce que ces mots vous disent quelque-chose ?
Ces termes se réfèrent aux Familles d’âmes. Un modèle de développement personnel.

Ce modèle peut vous aider à mieux vous connaître, à mieux comprendre les autres. Mais aussi à mieux communiquer ou mieux comprendre votre enfant.

Si le sujet vous intéresse nous allons sortir un livre sur ce sujet. Vous voulez en connaître plus sur ce modèle ?

Visitez notre site : http://famillesdames.com/

Nous mettrons régulièrement le site à jour concernant la sortie prochaine de notre livre.

Nous avons écrit ce livre à deux, Dominique de Thier et moi-même, Bruno Sbille.

Sur le site vous http://famillesdames.com/ trouverez diverses actualités:

N’hésitez pas à vous inscrire à la Newsletter du site, si vous désirez recevoir régulièrement des informations sur ce sujet.

Principes des consultations individuelles

Principes des consultations individuelles

Vous vous demandez peut-être comment fonctionnent les consultations individuelles ? Ou peut-être vous demandez-vous la différence entre une séance de coaching ou de thérapie ? Ce billet est là pour répondre à vos questions !

Coaching ou Thérapie ?

Vous l’avez peut-être lu dans la page sur mes services, je donne deux types de prestation. Du coaching et de la thérapie.

Le coaching c’est être dans le moment présent et se projeter dans des objectifs futurs. Par exemple vous ne vous sentez plus bien dans votre travail et vous avez envie de vous lancer comme indépendant. Mais vous avez besoin d’accompagnement pour mener ce beau projet à bien.

La thérapie, C’est un peu différent. On est toujours dans le présent, certainement avec des objectifs futurs mais ici en plus, on va explorer le passé. Peut-être avez-vous parfois l’impression que dans votre vie c’est « toujours le même scénario qui se répète ». Par exemple vous avez toujours un problème avec votre patron, même si vous changez régulièrement de travail. Ou peut-être sentez-vous que vous avez un contentieux avec les femmes. La thérapie c’est donc explorer le passé pour trouver les causes de vos problèmes qui se répercutent dans votre présent et peut-être vous empêchent d’atteindre vos objectifs futurs.

Les principes

Qu’il s’agisse d’une séance de coaching ou de thérapie j’applique toujours les même principes. Les voici.

Au plaisir de vous rencontrer,

Cordialement,

Bruno.

Une page Facebook…

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J’ai créé une page Facebook et décidé de beaucoup plus utiliser ce média pour communiquer.

Sur cette page vous pourrez retrouver:

  • Des informations sur le développement personnel
  • Des recommandations de livres et films sur la psychologie
  • Les évènements, formations et ateliers que j’organise

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Les publications se font en mode « public » ce qui signifie que vous pouvez les voir même si vous n’avez pas de compte Facebook.

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Courir pour méditer…ou juste pour être bien… avec Start To Run

Courir pour méditer…ou juste pour être bien… avec Start To Run

Au début du mois d’août, j’étais à un barbecue chez des amis. Un pote, Dan, commence à me parler de la course à pied. A quel point il aime et à quel point cela à changé sa vie. Je n’étais pas vraiment surpris car autour de moi de plus en plus de gens se mettent à la course à pied…je pensais juste que ce n’était pas pour moi…

Rapidement je lui ai émis des objections…

  • « J’ai déjà essayé mais je n’ai pas de souffle »
  • « Je n’ai malheureusement pas la condition physique pour… »
  • « Je n’ai pas le temps… »
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Et bien, mon ami a su trouver les mots pour m’expliquer exactement ce que c’était la course à pied. Et je dois bien dire qu’il m’a donné envie d’essayer. Voici les quelques conseils qu’il m’a donné. Et qui m’ont permis de surmonter toutes mes croyances limitantes liées à la course à pied.

Je n’ai pas de souffle !

C’est normal d’être vite essoufflé la première fois que l’on essaie de courir. Courir demande à notre corps une énorme quantité d’oxygène. Il faut à notre corps 2 ou 3 semaines pour commencer à s’adapter à l’exercice. Le coeur, comme un muscle, va s’habituer à l’exercice et se muscler, les veines « s’adaptent et s’élargissent » afin de réguler le flux d’oxygène et les tendons vont également devenir plus élastiques. Il faut donc un certain temps à votre corps pour s’habituer.

Je n’ai pas la bonne technique respiratoire !

J’étais persuadé qu’il fallait un technique de respiration spéciale afin de savoir courir…genre inspirer une fois par le nez, souffler deux fois par la bouche. Et bien non après quelques semaines vous courez et vous respirez sans vous en rendre compte. Un peu comme quand on marche finalement 🙂

J’ai déjà essayé, j’ai terminé essoufflé, épuisé et j’ai eu des crampes pendant une semaines !

J’avais déjà essayé de courir avant, genre courir 5km d’une traite, j’y étais arrivé…épuisé, dégoûté, sans compter les crampes qui ont suivi et finalement persuadé que ce sport n’était pas pour moi. En gros exactement ce qu’il ne fallait pas faire. Il existe des programmes d’entraînement qui vous permettent de démarrer en douceur et qui prennent en compte le fait que vous soyez débutant, que vous n’ayez jamais couru…

Le programme que j’utilise s’appelle Start To Run. C’est un programme inventé en Belgique et dont le but est de vous enseigner à quel point courir peut être…fun. Là je ne vous cache pas que j’étais extrêmement sceptique ! Ce programme part du principe qu’en 10 semaines, on peut vous apprendre à courir 5Km sans interruption.

J’ai donc débuté par ce programme. Pour moi c’était une tout autre façon d’appréhender ce sport ! Plutôt que d’y aller en force en me mettant la pression…j’allais démarrer de façon douce et bienveillante.

Pour vous donner une idée ce programme se divise en 10 semaines à raison de 3 entraînements par semaine. Le première semaine l’entraînement se compose comme ceci: 1′ courir, 1′ marcher, ensuite 2′ courir, 2′ marcher (4 fois) puis 1′ courir, 1′ marcher soit au total 10′ de course et 10′ de marche.

Je vous conseille donc vraiment si vous voulez courir de suivre ce programme.

Voici quelques liens:

Site officiel (en anglais): www.start-to-run.com, programmes disponibles via le lien Training Schedules. Téléchargez le programme « Beginners » que vous pouvez choisir de faire en 7, 10, 12 ou 14 semaines. Moi je suis en train de le faire en 10 semaines.

Voici un autre lien que j’ai trouvé en français via la Ligue Belge Francophone d’Athlétisme. C’est un document Word avec des liens vers le programme en français.

Autre conseil que j’ai reçu: trouve toi un assistant personnel

Il existe des applications smartphone qui peuvent vous aider à courir. Personnellement j’utilise RunKeeper qui est gratuit. L’application, tourne sur iPhone et Android. Elle vous permet de créer vos programmes personnalisés. Dans mon cas j’encode chaque semaine mon programme Start2Run dans l’application. Du coup l’application vous précise, quand vous devez marcher, quand vous devez courir, vous calcule le temps et la distante, etc… Ainsi pas besoin de regarder votre montre constamment. Ca à l’air un peu gadget mais en ce qui me concerne ça aide vraiment à la motivation. Après votre course vous avez votre compte rendu avec la distance parcourue, les temps et une foule d’autre informations. Ca vous permet également de voir vos progrès.

Autres conseils en Vrac…

Ayez un équipement correct: de bonnes chaussures, des vêtements adapté (évitez un t-shirt en coton) et pour les hommes privilégiez plutôt un boxer ou un caleçon (si si ça a son importance 🙂

Beaucoup de personnes m’ont conseillé de rejoindre un club de jogging. Très utile pour la motivation, ou juste sympa de rencontrer des gens ayant la même passion que vous. Je dois dire que pour le moment j’aime courir seul, mais peut-être que je rejoindrai un club plus tard.

Quelques liens supplémentaires qui m’ont aidé dans mes débuts:

  • Une Vidéo
  • et ce site, surtout utile pour l’équipement et comment s’étirer. Attention il explique le start to run mais ce n’est pas la bonne version, n’en tenez pas compte.

Et tout ça pour quel résultat ?

Voici 3 semaines que je cours à raison de 3 entraînements par semaine et à ma très grande surprise…j’adore ça ! La façon dont j’ai appris, via le programme Start To Run, m’a énormément appris sur un point de vue personnel. Et puis ce qui se passe quand je cours est vraiment interpellant…

  • Je découvre une méthode bienveillante pour progresser dans un sport
  • Je m’observe courir et me voit progresser à ma grande surprise
  • Je rencontre mon tyran intérieur qui se pointe de temps en temps et qui me dit « tu n’y arriveras pas ! » ou « hahaha il est déjà essoufflé après 2 min » et j’essaie de l’ignorer
  • Je médite parfois en courant
  • Je me surprends à attendre avec impatience mon prochain entraînement

Voilà, la course à pied, une magnifique activité sportive pour se rappeler que l’on a un corps physique également 🙂

Merci à Dan, Giuliano, Nono, Géra et JB pour m’avoir donné des conseils.

Demain

Demain

Bonjour à tous.

Vous vous souvenez de mon article sur « Le Bonheur au travail » ? Et bien je viens de trouver l’équivalent mais concernant notre planète ! Il s’agit du film/documentaire « Demain » de Cyril Dion et Mélanie Laurent. J’ai adoré ce film !

Ce film aurait pu tomber dans les écueils classiques de beaucoup de documentaires dits « écolo ». Ou en général le propos est: Le monde va mal, c’est de la faute de…, et aussi de votre faute quand vous faites… En général vous ressortez de votre film avec la moral dans les talons.

Et bien rien de tout cela ici… j’ai adoré leur approche. Ils partent d’un constat. Une étude publiée il y a trois ans prédit que d’ici la fin de ce siècle nous ne pourrons plus subvenir à nos besoins. Vous me direz jusqu’ici rien de bien original. Par contre, plutôt que de tomber dans une longue diatribe sur les multinationales, notre société de consommation etc… Ils parcourent le monde et nous montrent des solutions…qui existent déjà.

Attention le paragraphe suivant contient des spoilers.

Le film s’intéresse à cinq questions liées à notre avenir:

  • L’agriculture
  • L’énergie
  • L’économie
  • L’éducation
  • Notre démocratie

De façon très claire ils nous expliquent les enjeux liés à chaque question et ensuite nous emmènent dans différents endroits du globe où les gens font « autrement ». Comme ils le disent eux-même dans le film: « Partout dans le monde, des solutions existent« .

Je vous invite vraiment à voir ce film, j’espère qu’il vous inspirera autant qu’il m’a inspiré.

Alors que l’humanité est menacée par l’effondrement des écosystèmes, Cyril, Mélanie, Alexandre, Laurent, Raphäel et Antoine, tous trentenaires, partent explorer le monde en quête de solutions capables de sauver leurs enfants et, à travers eux, la nouvelle génération. A partir des expériences les plus abouties dans tous les domaines (agriculture, énergie, habitat, économie, éducation, démocratie…), ils vont tenter de reconstituer le puzzle qui permettra de construire une autre histoire de l’avenir.

Pour en savoir plus: www.demain-lefilm.com

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Atelier : Le V.A.K. Êtes-vous visuel, auditif ou kinesthésique ?

Atelier : Le V.A.K. Êtes-vous visuel, auditif ou kinesthésique ?

Bonjour à tous et toutes,

Cet article concerne les ateliers de développement personnel que j’organise régulièrement. L’objectif de cet article est de vous présenter l’atelier sur le VAK.

Quel est le programme ?

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Cet atelier parle du V.A.K: Visuel – Auditif – Kinesthésique.

Cela vous est-il déjà arrivé que quelqu’un vous dit que vous ne lui avez jamais témoigné de reconnaissance pour son travail. Alors que vous lui dites « Merci » régulièrement ? Ou que vous mettez beaucoup d’énergie à préparer une surprise pour quelqu’un…et il ou elle n’a pas l’air satisfait(e)…

Ces situations, en fait des problèmes de communication, peuvent être liées à ce qu’on appelle le V.A.K. Le V.A.K est un outil qui vient de la PNL (Programmation Neuro Linguistique) Il nous apprend à mieux communiquer et à mieux nous comprendre par le biais de nos cinq sens.

Avec ce modèle, vous apprendrez que parmi nos cinq sens, nous avons tendance à favoriser un sens pour apprendre et communiquer. Nous apprendrons à identifier notre sens favori et nous verrons qu’il peut être différent par rapport à d’autres personnes. Ensuite nous pratiquerons comment nous pouvons nous adapter à une personne ayant un canal favori différent du nôtre.

Quand à lieu cet atelier ?

Pour l’Agenda et le Programme des ateliers et séminaires, consultez cette page: Agenda des activités

Et vous êtes ?

Mon nom est Bruno Sbille, je suis Coach et Thérapeute. Je suis coach en entreprise depuis 2006 et depuis quelques années je reçois les particuliers dans la région de Mons pour de la Thérapie ou du Coaching de Vie. Si vous voulez en savoir plus sur mon profil, je vous invite à consulter cette page sur mon blog.

Renseignements pratiques ? Voir via la Page : Ateliers Développement Personnel

J’espère vous y rencontrer !

Bruno Sbille.

Que faire face au triangle dramatique ? (Δ 5e partie)

Que faire face au triangle dramatique ? (Δ 5e partie)

Cet article fait suite à l’article «Le Sauveur (Δ 4e partie)», il fait partie d’une série de billets sur le thème du triangle dramatique. Il est conseillé de commencer à lire les articles dans l’ordre en commençant par le premier article.

Nous avons vu les différents rôles: Victime, Persécuteur et Sauveur. Nous avons également vu comment jouer ces rôles peut vous desservir (voir les effets pervers).

L’idéal est donc bien entendu de refuser de jouer, de sortir de ces rôles…de sortir du triangle.

Dans cet Article nous allons nous concentrer sur comment sortir d’une relation Victime – Sauveur. Voici donc une méthode pour rester dans une relation saine d’entraide, pour vous et pour l’autre.

Voici 4 questions à vous poser: si vous pouvez répondre « oui » à ces quatre questions, c’est que vous n’êtes pas en train de jouer et que vous êtes dans une relation d’entraide équilibrée. Si au moins une réponse est « non« , vous êtes en train de jouer.

Ces questions sont:

1. Est-ce qu’il y a eu une demande (claire) ?

Est-ce qu’on vous demande votre aide explicitement ? Ou êtes vous plutôt face à quelqu’un qui se plaint. Parfois la personne a juste besoin d’être écoutée et n’est pas encore dans une démarche de recherche de solution à son problème.

2. Est-ce que je suis disponible ?

Comment sortir du triangle ?
Comment sortir du triangle ?

Si une demande a été énoncée, est-ce que j’ai le temps nécessaire pour m’en occuper ?

Par exemple: je dois quitter à 17h pour aller chercher mes enfants, et on me demande de l’aide à 16h55. Ma réponse sera non. Une meilleure réponse peut être aussi: « Non mais demain entre 9 et 11 je serai disponible avec plaisir ! »

3. Ai-je les compétences ?

Suis-je compétent pour la demande ? Est-ce que j’ai l’expertise nécessaire pour aider la personne. Si mon collègue a un problème avec son ordinateur, suis-je la meilleure personne pour l’aider et lui donner des conseils pertinents ?

Si je ne me sens pas compétent, je peux rediriger vers quelqu’un qui a la compétence. Dans notre exemple peut-être un spécialiste ou vers une équipe de support  ?

4. Y-a-t il un échange ?

Est-ce que dans la relation j’estime recevoir en juste proportion que celle que je donne ? Ou bien est-ce au contraire à sens unique ?

MISE A JOUR: Suggestion d’une 5e question par Véronique Messager: « Est-ce que j’en ai envie ? »

Pour illustrer ceci, une séance de coaching, modélise une relation saine d’entraide, en effet.

Il y a une demande claire: c’est la personne qui vient voir le coach, pas le coach qui démarche.

Le coach et le client sont disponibles, il y a eu prise de rendez-vous et donc engagement.

Le coach a les compétences pour aider la personne. Si la personne lui soumet un sujet hors de sa compétence, il redirigera son client vers une personne ayant les compétences requises. Exemple: un coach qui ne travaille pas avec les enfants pourra rediriger vers un de ses pairs dont c’est la spécialité.

Enfin Il y a un échange : la séance pour le client, échange financier pour le coach. Et à titre personnel, une séance de coaching m’apporte aussi toujours quelques chose en tant que Coach.

Prochain Article: que faire dans une relation Victime – Persécuteur ?

Bruno Sbille.

Le Sauveur (Δ 4e partie)

Le Sauveur (Δ 4e partie)

Cet article fait suite à l’article «Le Persécuteur (Δ 3e partie)», il fait partie d’une série de billets sur le thème du triangle dramatique. Il est conseillé de commencer à lire les articles dans l’ordre en commençant par le premier article.

Dans l’extrait du film, on aperçoit clairement celui qui joue le rôle de sauveur. C’est le personnage qui propose plein de solutions à son collègue.

Le rôle de Sauveur, a différentes caractéristiques:

  • Il vient vous aider spontanément (même si vous n’avez rien demandé)
  • C’est un peu le héros du service (qu’est-ce qu’on ferait sans lui !)
  • Il est disponible (pour vous aider)
  • Il est bon, généreux, altruiste, fort, courageux

Comme pour les autres rôles, quand on joue le sauveur, il y a des bénéfices:

  • Ça comble mon besoin de reconnaissance (Haaa, si je n’étais pas là !)
  • Cela me permet de fuir mes propres problèmes, en me focalisant sur ceux des autres
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Certaines professions dans notre société sont associée au rôle de Sauveur

De quoi ai-je besoin pour jouer le Sauveur ?

  • De quelqu’un, d’une victime à sauver
  • De n’importe quel prétexte (quelqu’un qui soupire peut suffire)

Malgré ces bénéfices, le rôle est également assorti d’effets pervers, souvent moins  évidents:

  • Le sauveur va rendre les autres très passifs: Pourquoi chercher une solution à mon problème ? Autant attendre le sauveur…
  • Lors d’un travail de groupe, Il peut rendre les autres dépendants
  • Il est intrusif, finalement on ne lui a rien demandé.
  • A un moment il peut passer en mode persécuteur et vous dire: « Après tout ce que j’ai fait pour toi ! »

Maintenant que nous avons vu les différents rôles, la semaine prochaine nous allons voir comment éviter les effets pervers et comment sortir de ces rôles.

Bruno Sbille.

Photo issue du film « Oui, mais… » de Yves Lavandier.
Photo de pompier par Protagonist.

Le Persécuteur (Δ 3e partie)

Le Persécuteur (Δ 3e partie)

Cet article fait suite à l’article «La Victime (Δ 2e partie)», il fait partie d’une série de billets sur le thème du triangle dramatique. Il est conseillé de commencer à lire les articles dans l’ordre en commençant par le premier article.

Dans l’extrait du film du premier article, on aperçoit deux fois le rôle de persécuteur. Le premier étant le fameux «où est ma brosse à dents». Le second est plus subtil, à la fin du dialogue au sujet du cinéma, la victime se transforme brièvement en persécuteur: «Je te l’ai dit c’est pas si simple !».

Le rôle de Persécuteur, souvent appelé Bourreau dans la littérature, a différentes caractéristiques:

  • Méchant voir cruel, utilise le harcèlement moral
  • Utilise l’intimidation, la manipulation
  • Il peut être violent

Comme pour les autres rôles, quand on joue le persécuteur, il y a des bénéfices:

  • Sentiment de toute puissance…je suis craint…donc respecté !
  • Ça me permet d’évacuer ma frustration, ma colère
Dans le film Cyprien, Laurent Stocker illustre à merveille un rôle de persécuteur sur le lieu de travail

De quoi ai-je besoin pour jouer le persécuteur ?

  • De quelqu’un, une victime bien entendu
  • D’un prétexte
  • D’un environnement propice à la persécution. Par exemple quelqu’un vous manque de respect au travail, et votre responsable minimise l’incident. « Oui d’accord… sur la forme c’était incorrect, mais sur le fond il a raison » ou «Bah tu sais il est comme ça…mais bon… il fait son boulot !»

Malgré ces bénéfices, le rôle est également assorti d’effets pervers, sans doute plus évidents pour ce rôle, à savoir:

  • Vous faites souffrir votre entourage (vos victimes)
  • Utilisation d’un ensemble de pratiques malsaines

Voilà pour ce rôle, la semaine prochaine nous verrons le 3e et dernier rôle: Le Sauveur

En guise de conclusion, voici un extrait du film « Cyprien » ou Laurent Stocker illustre à merveille un rôle de persécuteur sur le lieu de travail.

Bruno Sbille.

Photos issues du film « Oui, mais… » de Yves Lavandier et du film « Cyprien » de David Charhon

La Victime (Δ 2e partie)

La Victime (Δ 2e partie)

Cet article fait suite à l’article «Qu’est-ce que j’aimerais pouvoir aller au cinéma… » (Δ 1ère partie)», il fait partie d’une série de billets sur le thème du triangle dramatique.

Aujourd’hui nous allons parler du rôle de la Victime. Loin de vouloir stigmatiser ce rôle, l’objectif de cet article est de le préciser. J’insiste: on parle d’un rôle que l’on joue, pas d’une personne.

Comme on peut le voir dans l’extrait (voir article précédent), la victime a différentes caractéristiques:

  • Elle est très souvent dans la « plainte »
  • Le « monde » est contre elle
  • Elle ne cherche pas de véritable solution à son problème
  • Elle peut énerver par sa passivité
  • Elle est souvent pleine de bonne volonté mais poursuivie par des catastrophes
  • Elle recherche la faute de quelqu’un (responsable de ses malheurs)
  • C’est un être pur, innocent réduit à l’impuissance

Dès lors pourquoi aurait-on envie de jouer la victime ? Que l’on joue l’un des trois rôles: (Victime, Persécuteur ou bien Sauveur) la raison profonde serait notre besoin d’être en relation. L’être humain a tellement besoin d’être en relation qu’il a inconsciemment créé ces rôles… Si tu es fâché contre moi, au moins tu n’es pas indifférent.

On joue aussi ce rôle car il y a des bénéfices:

  • Une victime a tendance à attirer l’attention, la sympathie (le pauvre, avec tout ce qui lui arrive…)
  • C’est une façon d’ignorer la part de responsabilité que l’on pourrait avoir dans nos problèmes
C’est trop injuste !

Pour pouvoir jouer la Victime, j’ai besoin d’une chose: un persécuteur, qu’il soit clairement défini ou non.

Mais finalement, est-ce « mal » de jouer la Victime ? Si j’ai besoin d’attention, voici un moyen d’en avoir non ?
C’est juste, jouer la victime peut vous amener des bénéfices. Malheureusement ce jeu est assorti d’effets pervers, qui peuvent vous faire souffrir, à savoir:

  • Vous attirez les Persécuteurs
  • En cas de travail en équipe, la Victime va énormément absorber l’énergie du groupe
  • A la fin, la victime a tendance à énerver, ce qui va valider sa croyance: on me persécute!

C’est un rôle d’autant plus courant que notre société actuelle a beaucoup tendance à nous victimiser.

« Avec La Crise… »
« Si je n’avais pas ce chef de service… »
« C’est la faute à la société! »

Voilà pour préciser quelque peu le rôle de « la Victime ». Le prochain article sera consacré au rôle du Persécuteur.

Bruno Sbille.

Photo issue du film « Oui, mais… » de Yves Lavandier.