Le Persécuteur (Δ 3e partie)

Le Persécuteur (Δ 3e partie)

Cet article fait suite à l’article «La Victime (Δ 2e partie)», il fait partie d’une série de billets sur le thème du triangle dramatique. Il est conseillé de commencer à lire les articles dans l’ordre en commençant par le premier article.

Dans l’extrait du film du premier article, on aperçoit deux fois le rôle de persécuteur. Le premier étant le fameux «où est ma brosse à dents». Le second est plus subtil, à la fin du dialogue au sujet du cinéma, la victime se transforme brièvement en persécuteur: «Je te l’ai dit c’est pas si simple !».

Le rôle de Persécuteur, souvent appelé Bourreau dans la littérature, a différentes caractéristiques:

  • Méchant voir cruel, utilise le harcèlement moral
  • Utilise l’intimidation, la manipulation
  • Il peut être violent

Comme pour les autres rôles, quand on joue le persécuteur, il y a des bénéfices:

  • Sentiment de toute puissance…je suis craint…donc respecté !
  • Ça me permet d’évacuer ma frustration, ma colère
Dans le film Cyprien, Laurent Stocker illustre à merveille un rôle de persécuteur sur le lieu de travail

De quoi ai-je besoin pour jouer le persécuteur ?

  • De quelqu’un, une victime bien entendu
  • D’un prétexte
  • D’un environnement propice à la persécution. Par exemple quelqu’un vous manque de respect au travail, et votre responsable minimise l’incident. « Oui d’accord… sur la forme c’était incorrect, mais sur le fond il a raison » ou «Bah tu sais il est comme ça…mais bon… il fait son boulot !»

Malgré ces bénéfices, le rôle est également assorti d’effets pervers, sans doute plus évidents pour ce rôle, à savoir:

  • Vous faites souffrir votre entourage (vos victimes)
  • Utilisation d’un ensemble de pratiques malsaines

Voilà pour ce rôle, la semaine prochaine nous verrons le 3e et dernier rôle: Le Sauveur

En guise de conclusion, voici un extrait du film « Cyprien » ou Laurent Stocker illustre à merveille un rôle de persécuteur sur le lieu de travail.

Bruno Sbille.

Photos issues du film « Oui, mais… » de Yves Lavandier et du film « Cyprien » de David Charhon

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